Lors de la 149e session de l’Union interparlementaire tenue à Genève, Mohammad Baqir Qalibaf, chef du Conseil islamique de la Choura en Iran, a exprimé de vives inquiétudes face à la situation actuelle au Moyen-Orient, aggravée par l’agression israélienne en cours contre Gaza et le Liban. Dans son discours, il a mis en garde contre une crise majeure mondiale, soulignant que la région pourrait « prendre feu » en raison des massacres israéliens soutenus par les États-Unis et leurs alliés.
### Un appel à la cessation du soutien à Israël
Qalibaf a fermement exhorté les pays qui soutiennent Israël à cesser toute forme d’appui, qu’il soit politique, économique ou en matière de renseignement. Il a averti que les répercussions de cette escalade israélienne ne se limiteraient pas au Moyen-Orient, mais pourraient embraser la région tout entière, empêchant ainsi tout retour à la paix. « Tout le monde sera meurtri, y compris les États-Unis et les alliés de l’entité sioniste », a-t-il ajouté.
Un soutien affirmé au Liban
Avant de se rendre à Genève, Qalibaf avait fait une escale à Beyrouth à l’invitation du président du Parlement libanais, Nabih Berri. Lors de cette visite, il a transmis un message de l’ayatollah Ali Khamenei, réaffirmant le soutien indéfectible de l’Iran au gouvernement, au peuple et à la résistance libanais. Ce soutien prend une importance particulière dans le contexte de l’agression israélienne récente, notamment après l’attaque meurtrière de l’armée israélienne contre l’hôpital al-Aqsa à Gaza, où des civils déplacés ont été victimes d’incendies tragiques.
L’entité sioniste et la résistance libanaise
Dans son discours à Genève, Qalibaf a accusé Israël de perpétrer des crimes de plus en plus atroces, allant jusqu’à brûler des civils vivants, faisant référence à l’incendie qui a ravagé l’hôpital al-Aqsa à Deir al-Balah, dans le centre de Gaza. Selon lui, ces actes de violence s’inscrivent dans une « coutume criminelle » désormais enracinée dans la stratégie israélienne, en raison de sa conviction que « sa fin est proche ».
Qalibaf a également abordé la récente escalade au Liban, marquée par l’assassinat de dirigeants de la résistance islamique, dont le secrétaire général du Hezbollah, le martyr Sayyed Hassan Nasrallah. Toutefois, il a affirmé que l’élimination de Nasrallah n’a pas affaibli la résistance, comme en témoigne l’attaque contre la base de la Brigade Golani à Haïfa, prouvant que « le Hezbollah est vivant ».
Un appel à la communauté internationale
Le chef du Conseil islamique de la Choura a souligné que l’Iran agissait conformément à ses responsabilités historiques, appelant la communauté internationale à défendre les droits de l’homme face aux exactions israéliennes. « Nous attendons le monde et ce qu’il fera », a-t-il déclaré, appelant les acteurs internationaux à prendre position du bon côté de l’histoire.
En conclusion, Qalibaf a renouvelé l’engagement de l’Iran en faveur d’un cessez-le-feu au Liban, soutenu par le gouvernement, le peuple et la résistance libanais, réaffirmant ainsi le rôle de l’Iran en tant qu’acteur majeur dans la stabilisation de la région.